22 janvier 2009
Le Gil Motorsport et Solution F sur les rangs
Ainsi que Carmelo Ezpeleta l'avait signalé, il y a bien une entité française intéressée par l'aventure du Ninja en Moto GP. Celle-ci s'articule autour d'un axe Gil Motorsport – Solution F, avec comme chef d'orchestre un Jean Christophe Ponsson qui bénéficiera du département moteur de l'enseigne de Venelles pour assurer ses arrières techniques. Un site d'où sortent les moteurs du World Series by Renault et du trophée Megane, entre autres. Un binôme qui avait déjà collaboré lors d'un « défi français » avorté en 600 Supersport la saison passée.
Mais cette fois, avec le Moto GP en point de mire, Jean Christophe Ponsson s'est aussi garanti des investisseurs solides et par ailleurs localement et politiquement motivés par la perspective de voir arriver sur leur sol un tel faire valoir, vecteur d'image et source de synergie.
Une délégation tricolore va s'envoler la semaine prochaine pour le Japon pour y rencontrer vendredi 30 janvier les responsables de Kawasaki. Si la timbale venait à être décrochée, ce programme Moto GP, avec deux ZX-RR, s'ajouterait à celui de l'Endurance avec une ZX-10R, elle aussi couvée par Solution F pour le Bol d'Or et les 24 h 00 du Mans.
Reste que les Gaulois vont devoir affronter l'opposition farouche d'un Michaël Bartholemy qui, lui, a pris fait et cause pour un schéma Ilmor qui lui garantit sa place dans le milieu. Voilà le duel engagé, et c'est Kawasaki qui départagera les deux protagonistes sous le regard avisé de Carmelo Ezpeleta.
Deux projets qui proposent une structure sportive, un appui technique revanchard, Ilmor et Solution F étant chacun respectivement restés sur leur faim après une première expérience moto malheureuse tandis que les deux noms se sont taillés une bonne réputation en auto, et, enfin, deux démarches soutenues économiquement.
L'enjeu est de taille, tellement d'ailleurs qu'il reste à espérer que cette compétition dans la compétition ne donnera pas lieu à des coups en dessous de la ceinture. La saga du Ninja est assez compliquée comme ça.
16 janvier 2009
Kawasaki en essais privés à Eastern Creek
Olivier Jacque a piloté la nouvelle Ninja ZX-RR 2009 sur le circuit australien d'Eastern Creek lors d'une séance d'essais privés pour Kawasaki.
Olivier Jacque et Tamaki Serizawa, les pilotes d'essais de Kawasaki Factory, effectuent deux journées d'essais privés pour le constructeur japonais sur l'ancien circuit du Championnat du Monde d'Eastern Creek, à proximité de Sydney.
Jacque, ex-pilote MotoGP, et Serizawa travaillent avec les staffs européens et japonais afin d'évaluer les progrès réalisés sur la Ninja ZX-RR durant ces derniers mois. Après une première journée d'essais vendredi, les deux pilotes continueront leur travail samedi, sur le circuit qui a accueilli le Grand Prix d'Australie de 1991 à 1996.
Jacque a pu redécouvrir la piste sur laquelle il avait obtenu un podium 250cc en 1996 en commençant sur la ZX-RR 2008, avant de passer sur le modèle 2009 qui s'est montré bien différent de l'ancienne version. Serizawa a lui aussi bouclé quelques tours sur la nouvelle machine, afin de détecter d'éventuels problèmes.
Après ses premiers tours sur le nouveau prototype, Jacque a déclaré, `C'était un premier run assez court mais mes premières impressions sont plutôt positives. Globalement, elle semble plus légère et plus agile, le travail effectué cet hiver a vraiment porté ses fruits. Maintenant, nous devons accumuler les kilomètres pour nous faire une meilleure idée du potentiel de la moto.´
La nouvelle ZX-RR contraste avec le prototype de l'an dernier par son design plus fin, grâce à un nouveau châssis, un nouveau bras-oscillant et un nouveau moteur pour 2009. Il s'agissait de la première sortie de la moto sur piste, les essais précédemment organisés à Autopolis, la piste d'essais de Kawasaki au Japon, ayant été annulés en raison de températures trop basses.
Bien que Kawasaki ait annoncé la cessation d'activité de son team officiel cette année, la Ninja ZX-RR pourrait figurer sur la grille MotoGP 2009 si les négociations en cours permettaient à un team privé de s'engager dans le Championnat du Monde.
12 janvier 2009
Olivier Jacque continue le programme de développement de Kawasaki
Malgré l’annonce officielle du retrait de Kawasaki en moto GP, il semblerait que tous les ponts ne soient pas complètement coupés avec la catégorie reine.
C’est en tout cas ce qui ressort de l’interview qu’à accordé Olivier Jacque, pilote de développement du programme MotoGP chez Kawasaki depuis 2005, au Républicain Lorrain, samedi 10 janvier 2009
Apparemment, cette décision a été assez brutale : « Personne ne s’y attendait, les responsables du projet MotoGP l’ont pris en pleine figure », commente Olivier Jacque. Celui-ci évoque en effet la soudaineté et la rapidité d’une décision « prise dans les hautes sphères de la société », et auquel il ne s’attendait pas.
« En décembre, juste avant les fêtes, on a eu une grosse réunion pour décider de la nouvelle moto. À aucun moment quelqu’un n’a évoqué le retrait du championnat MotoGP. Tout le monde a été surpris par cette annonce. C’est une grosse déception. »
Concernant le budget que représente le programme MotoGP pour Kawasaki, annoncé officiellement à 32 millions d’euros la saison, Olivier précise « 32 M€, c’est pour la course. À cela, il faut ajouter encore au moins la moitié pour la recherche et le développement ». On comprend dès lors que la MotoGP a atteint son seuil de développement avec la situation économique actuelle.
« Chaque week-end de course, il y a au moins quarante personnes présentes uniquement pour la structure technique ; c’est énorme. Quand tout roulait, ça ne se voyait pas. Maintenant, il faut serrer la vis un peu partout. Le MotoGP est pris dans l’engrenage. »
Malgré tout cela, le natif de Villerupt, en Lorraine, se veut optimiste : « Ils vont réduire les budgets. Le règlement est en train de changer : on parle de la longévité des moteurs et de les amener à un certain kilométrage, moins de séances d’essais, moins d’électronique aussi. Peut-être qu’il y aura plus de spectacle »
Notre champion du monde 250 en 2000 poursuit en assurant « qu’une fois lancée, ce sera une belle épreuve. On ne verra pas ces problèmes derrière notre écran. On s’apercevra peut-être qu’il y a deux pilotes de moins, mais on ne filme que les premiers ! » Il confesse tout de même que « pour les ingénieurs, en revanche, c’est un coup de frein ».
On peut en revanche toujours continuer de s’interroger sur la présence d’une Kawasaki privée en 2009, lorsque Olivier Jacque déclare qu’il part « la semaine trois en Australie pour essayer la nouvelle moto qui dispose d’un nouveau châssis » !
10 janvier 2009
C'est fini!! pour le team officiel
Le groupe Kawasaki Heavy Industries, Ltd. a annoncé aujourd'hui qu'il a décidé de suspendre les activités de l'usine en compétition MotoGP à partir de la saison 2009. Placé au coeur d'un environnement économique évoluant avec rapidité, Kawasaki a immédiatement pris des mesures pour faire face à la situation. Comme l'économie mondiale ne semble pas pouvoir se relancer à court terme en raison de l'impact majeur de la crise financière, Kawasaki a décidé de suspendre ses activités en compétition MotoGP à partir de la saison 2009 et de réaffecter les moyens d'action dans une logique d'efficacité.
Kawasaki va continuer les programmes compétition basés sur les machines de série et à soutenir plus généralement les clients engagés en compétition.
Kawasaki veut remercier tous les supporters et tous ceux qui nous ont apporté un soutien important.

Cependant, les discussions vont bon train pour tâcher d'aligner les deux Ninja ZX-RR – sans le soutien de l'usine – sur la grille de départ. Jorge Martinez ‘Aspar' figure parmi les candidats, après avoir bien failli obtenir une Kawasaki au cours de l'année. Les négociations avaient achoppées sur la question du pilote, Kawasaki voulant un Japonais tandis que les sponsors préféraient un Espagnol.
Il se pourrait, également, que la structure MotoGP en place, dirigée par Michael Bartholemy, poursuive l'aventure seule.
Ezpeleta, CEO de Dorna,
Kawasaki avait rejoint le MotoGP en 2003 après plusieurs participations wildcard lors des dernières courses de la saison 2002. Depuis, la firme installée à Akashi a décroché trois podiums, avec la seconde place d'Olivier Jacque en Chine en 2005, celle de Shinya Nakano aux Pays-Pas l'année suivante et enfin celle de Randy de Puniet en 2007, lorsque le français obtenait son premier podium en MotoGP au Motegi. Avant de s'engager en MotoGP, la firme japonaise avait déjà participé au Championnat du Monde de la catégorie reine à deux périodes différentes, d'abord de 1970 à 1975, avec une seconde place au général dès leur première saison grâce à Ginger Molloy. Dave Simmonds s'imposa à Jarama l'année suivante et termina quatrième au classement général, tandis que Mick Grant remporta le Tourist Trophy en 1975. Le second chapitre de l'histoire de Kawasaki en 500cc s'étala sur deux ans au début des années 1980. Kork Ballington ne leur permit pas de remporter davantage de victoire mais obtint néanmoins deux troisièmes places en 1981.
`Tout d'abord, je tiens à préciser que Kawasaki a mis fin à son activité en MotoGP en tant que team officiel. Nous nous sommes réunis à Osaka jeudi dernier (8 janvier) et Kawasaki a exposé les problèmes et les difficultés rencontrés par leur team officiel,´ a poursuivi M. Ezpeleta. `Dans ces circonstances, nous nous sommes mis d'accord pour coopérer afin de trouver une solution à leurs problèmes et éventuellement leur permettre de continuer en tant que team privé.´
08 janvier 2009
Kawasaki sur sauvé la ligne?
Alors que Kawasaki devait annoncer son retrait du championnat MotoGP lundi 5 Janvier, c’est finalement un plan de sauvetage de son équipe qui pourrait être très bientôt rendu public. Ce serait le résultat d’une dizaine de jours de négociations et de rencontres-clés, menées alors même qu’une partie du paddock est toujours en vacances. Certains ont démarré l’année sur les chapeaux de roue et c’est grâce à leur détermination que la saison 2009 pourrait se dérouler normalement.
Les artisans de ce sauvetage sont trois : Carmelo Ezpeleta, grand patron de la Dorna
Carmelo Ezpeleta se veut optimiste pour la saison à venir et prévoit qu’elle se disputera bien avec les Kawasaki en piste. Si tout se passe bien, il le devra à sa prise en main rapide du dossier mais aussi à l’apport de Jorge « Aspar » Martinez qui pourrait reprendre l’équipe et assurer sa survie. Alors qu’Aspar défend bec et ongles ses intérêts et les priorités qu’il s’est fixées pour cette reprise, Michael Bartholemy semble avoir joué un rôle d’intermédiaire pour faciliter l’échange avec le Japon.
Car Aspar ne veut pas être l’homme providentiel qui assurera un intérim ponctuel : l’Espagnol veut un programme clair, d’au moins trois saisons, où Kawasaki s’engage non seulement à lui fournir les motos 2009 mais aussi à les développer et à les entretenir. De plus, Aspar tente de placer un pilote espagnol dans ce programme, dans l’optique bien entendu de plaire aux investisseurs ibériques. Alex Debon et Fonsi Nieto sont les deux noms qui sortent du lot. « Je préfèrerais avoir deux pilotes, » précise Martinez à La Gazzetta
L’ultime étape du marathon de négociations semble s’être jouée aujourd’hui lorsque Carmelo Ezpeleta a rencontré les dirigeants de Kawasaki au Japon. Le patron de la Dorna
Les Verts doivent désormais comprendre où se trouve leur intérêt : dans une lourde amende s’ils décident de rompre ce contrat ? ou bien dans un investissement limité pour les trois saisons à venir de façon à permettre la reprise du team par Aspar ? Certaines sources annoncent que l’on obtiendra bientôt une réponse, car une annonce est attendue pour demain.
La Dorna aurait informé aujourd’hui plusieurs membres de l’équipe Kawasaki MotoGP que le constructeur japonais ne quitterait pas le championnat cette saison. Il semble que la fédération ibérique ait eut raison des intentions des Verts en rappelant le contrat qui lie les deux parties pour encore trois saisons. Si le but de Kawasaki est de faire des économies, une rupture de cet accord n’est pas la meilleure des idées compte tenu des pénalités encourues.
Aucun détail n’a encore filtré quant à l’organisation de l’équipe, si ce n’est que deux Ninja seront présentes en grille. Le nombre total des pilotes titulaires ne change donc pas et sera bien de 19 – à moins que d’autres évènements ne bousculent la donne d’ici au début du championnat ! On ne sait pas encore qui prendra les rênes de l’équipe ou si l’organigramme actuel restera inchangé. Quel sera le rôle de Jorge Martinez ? On ne sait pas non plus si le constructeur se chargera du développement et de l’entretien technique des motos, un point essentiel mis en avant par Martinez lors des négociations.
Autre point d'interrogation : quels seront les pilotes Kawasaki ? Cette grosse semaine d'orage laissera des traces et, selon nos informations, la paire Hopkins-Melandri n'est pas à 100 % assurée de résister à tant de bouleversements. Si l'un d'eux quittait le navire, serait-il alors "remplacé" par un pilote espagnol comme le souhaite Martinez ?
Si le feuilleton Kawasaki se conclut de cette façon, l’histoire ne dira sans doute jamais si le constructeur envisageait réellement un retrait ou bien s’il a bluffé pour récupérer une aide financière extérieure…












